ICI
Prestataire de service
Historique
L'agrément
Structure
Charte AVS
Traçabilité
Centre d'élaboration des viandes
Process abattoir bovins-ovins
Process abattoir volailles
Boucheries & Restaurants
Le PDA
Une marque protégée
Usage de la marque
I.N.P.I.
Références juridiques
››
Droit communautaire
Législations européenne et nationale
Références religieuses
››
Pourquoi manger halal ?
Sources coraniques
Abattage rituel en islam
Différence entre doute et suspicion
Éthique de la consommation
Références scientifiques
››
Douleurs animales
Avant l'abattage
L'abattage
Communiqués de presse
Revue de presse
Vidéos
Photos
Offres d'emploi
Candidature spontanée
Fiches métiers
Processus de recrutement
Douleurs animales
La question de la douleur animale ne se pose scientifiquement que depuis moins d'un demi siècle. Certes les recommandations coraniques et prophétiques remontent à bien plus longtemps, et quelques rares études scientifiques ont bien ouvert la voie au 19ième, mais les recherches permettant de « mesurer » la douleur animale sont très récentes.
Il convient tout d’abord de rappeler que les premiers abattoirs sont nés en Europe dans le courant du 18ième siècle. La raison principale ayant conduit à ces premières mesures dans le traitement des animaux mérite d’être soulevées : La bourgeoisie ne supportait pas la mise à mort des animaux et l’exhibition des cadavres sur la place publique.
C’est finalement la gêne humaine plutôt que la douleur animale qui était en question. Dans le même esprit, l’assommage a d’abord été introduit pour des raisons économiques.
Pour en revenir à la notion de douleur, l’INRA soulève un constat intéressant dan son rapport sur les douleurs animales :
« Dans la littérature consacrée aux éthiques animales, il est presque systématiquement question de souffrance (
suffering
) et peu de douleur (
pain
). C’est ainsi par exemple, que dans une recension de 84 articles, trois seulement traitent de douleur (
pain
) » .
ESCo, Douleurs animales : les identifier, les comprendre, les limiter chez les animaux d’élevage, INRA, 2009
Cette différence terminologique révèle d’une part la divergence des scientifiques quant à la capacité des animaux à ressentir une douleur et d’autre part, la difficulté voir l’incapacité à déterminer la douleur qui peut englober chez l’homme des dimensions très variés n’étant pas forcément née d’une cause organique comme par exemple la douleur psychologique.
Concernant la notions de bien-être l’INRA rappelle que cette notion repose sur cinq principes :
1) l’absence de faim et de soif,
2) le confort physique,
3) la bonne santé et l’absence de blessure ou de douleurs,
4) la possibilité d’exprimer le comportement normal de l’espèce,
5) l’absence de peur et de détresse.
ESCo, Douleurs animales : les identifier, les comprendre, les limiter chez les animaux d’élevage, INRA, 2009
Autant de paramètres qui lors d’un abattage en condition industrielle est généralement très difficile à évaluer.
Dans le cas de l’abattage rituel, c’est la
nociception
qui est au centre des études proposées par les différents scientifiques.
Ce concept fait référence au système nerveux de l’animal qui déclenche une sorte « d’alarme » dès lors qu’un organe ou une partie du corps subit une « attaque ».
Toutefois, il n’est pas inutile de rappeler la difficulté à « mesurer » la souffrance animale, comme le confirme le
Dr. Raj
(document PDF) :
Il est à noter que les scientifiques ne disposent pas d’outils pour mesurer directement l’état mental, y compris l’état de conscience.
Ainsi, les études mesurant la douleur animale sont confrontées à une situation délicate ne permettant d’exprimer qu’une opinion et non une certitude. Les récentes publications de l'
INRA
(document PDF)
exposaient ainsi que «
la multiplicité des critères est en partie liée à la difficulté d’interpréter des données de l’EEG (ElectroEncéphaloGramme) mais aussi à la difficulté technique de la mesure. On remarque parfois l’absence de cohérence entre différentes mesures.
»
Le
Dr. Michel Luc
va encore plus loin en déclarant que «
Des médicaments, l’électricité ou la peur, peuvent produire une paralysie des muscles volontaires au point que l’animal ne puisse bouger ou crier. La partie sensitive du système nerveux n’est cependant pas affectée…
».
«Abattage rituel juif et protection animale», Dr Michel LUC, thèse de l’école nationale vétérinaire de Lyon, 1983
Il est donc très complexe d’interpréter des résultats quels qu’ils soient en termes de douleur animale. Nous sommes en réalité le plus souvent confrontés à des appréciations humaines basés sr des éléments d’analyse objectifs, mêlés à des éléments subjectifs.
Références
INRA Douleurs animales
ESCo Douleur Animale
Dr Raj Recent developments
PARTAGER CET ARTICLE
AUGMENTER LA POLICE
DIMINUER LA POLICE
IMPRIMER
Dans la même rubrique
L'abattage
Avant l'abattage
Douleurs animales